TUTORIEL : Retour au sol de son COMPOST

TUTORIEL : Retour au sol de son COMPOST

 

Dans le cadre d’une étude portée par Intervig sur la valorisation des effluents d’élevage en Guyane, Intervig vous présente comment optimiser l’utilisation de son compost en fonction de ses caractéristiques agronomiques et en fonction des cultures à fertiliser.

Le compostage à la ferme est un moyen simple, rapide et économique de fertiliser le sol de ses cultures tout en valorisant ses effluents d’élevage. Et c’est ça l’économie circulaire !

Pour en savoir plus sur qu’est-ce qu’un compost et quelles sont les bonnes pratiques pour faire son propre compost, nous vous invitons à consulter la première vidéo « TUTORIEL : Réaliser son propre COMPOST à la ferme » :

TUTORIEL : Réaliser son propre COMPOST à la ferme video 1

TUTORIEL : Réaliser son propre COMPOST à la ferme video 1

Dans le cadre d’une étude portée par Intervig sur la valorisation des effluents d’élevage en Guyane, Intervig vous présente les intérêts de réaliser son propre compostage à la ferme ainsi que les bonnes pratiques pour réaliser son compost.

Le compostage à la ferme est un moyen simple, rapide et économique de fertiliser le sol de ses cultures tout en valorisant ses effluents d’élevage. Et c’est ça l’économie circulaire !

Pour en savoir plus sur comment bien utiliser son compost en fonction de ses caractéristiques agronomiques et des cultures à fertiliser, nous vous invitons à consulter la deuxième vidéo « TUTORIEL : Retour au sol de son COMPOST » : 

Plan de résilience – Aide à l’alimentation animale

Plan de résilience – Aide à l’alimentation animale

Le Gouvernement met en place une aide exceptionnelle aux éleveurs fortement impactés par la hausse des charges d’alimentation animale engendrées par les conséquences du conflit Russo-Ukrainien.

QUAND ?

La date limite de dépôt des dossiers est le 29 juillet 2022 à 12 h.

COMMENT FAIRE SA DEMANDE D’AIDE ?

Les demandes doivent être déposées ici : https://daaf.guyane.agriculture.gouv.fr/

QUI EST ELIGIBLE ?

Sont éligibles les exploitants agricoles ou piscicoles disposant d’un SIRET actif et ayant eu au moins 1 500 € de
charges d’alimentation sur la période de référence de 4 mois courant du 16 mars – 15 juillet 2021, attesté par un
tiers de confiance, ou déterminé sur la base de factures d’alimentation animale acquittées.
Le montant de l’aide variera de 500 à 35 000 euros, en fonction de la dépendance à l’achat d’alimentation
animale.

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POSEI 2023-2027 – Point d’actualité

POSEI 2023-2027 – Point d’actualité

 

Le nouveau POSEI élevage Guyane présenté par INTERVIG a été adopté à l’unanimité par le Comité POSEI de la Guyane, où sont examinées les demandes de modifications du POSEI portées par les filières guyanaises. Étaient présents à ce comité la DGTM-DEAAF, la Collectivité Territoriale de Guyane, la Chambre d’Agriculture de Guyane, l’administratrice ODEADOM pour la Guyane, IFIVEG et INTERVIG.

Le POSEI élevage Guyane proposé par INTERVIG pour la programmation 2023-2027 est l’expression d’une véritable volonté collective des professionnels de la filière élevage. Issu d’un travail de rédaction collective entamé en octobre 2021, ce nouveau POSEI élevage est un POSEI qui lie souveraineté alimentaire, productivité et logique de production responsable. Il se veut être un outil performant et calibré, en mesure de répondre aux ambitions des Plans de Filières élevage 2030 : doubler la couverture des viandes locales entre 2020 et 2030. Cela permettrait de fournir presque 13 kg de viande locale par guyanais par an en 2030, contre 5,8 kg par habitant par an aujourd’hui.

La programmation POSEI 2023-2027 va permettre en 5 ans de faire franchir à l’élevage guyanais une étape majeure, vers une productivité responsable et une meilleure souveraineté alimentaire.

 

 

« Guyane Terre d’élevage », le premier e-salon de l’élevage français

« Guyane Terre d’élevage », le premier e-salon de l’élevage français

Afin de mettre en valeur les produits et les métiers de l’agriculture guyanaise, et en particulier des filières animales du territoire, l’Interprofession Élevage et Viandes de Guyane (INTERVIG) a organisé les 5 et 6 novembre un évènement national: le premier e-salon de l’élevage à Cayenne.

Cet évènement inédit s’est articulé autour d’une plateforme en ligne www.guyane-terredelevage.gfet d’une manifestation physique grand public sur le parking de la CTG à Cayenne.

Le Président d’INTERVIG, les membres du Conseil d’Administration, ainsi que toutes les fédérations membres d’INTERVIG remercient toutes les personnes présentes pour cette première édition du e-salon. Nous avons eu l’honneur de bénéficier de la présence de Monsieur le ministre des Outre-mer,Monsieur le président de la CTG, Monsieur le délégué Interministériel des Outre-mer, de Monsieur le directeur de l’ODEADOM mais aussi de Monsieur Lalande, Meilleur Ouvrier de France et Champion du monde de boucherie artistique.

«Guyane Terre d’élevage» a été une véritable réussite tant pour les membres de l’organisation que pour toutes les personnes qui se sont investies en tant qu’exposant, restaurateur, partenaire, intervenant, ou autre.

Les visiteurs sont ravis de cette première sur le territoire guyanais et nous sollicitent déjà pour une seconde édition, qui sera encore plus ambitieuse.

« Guyane Terre d’élevage », a permis de renforcer les liens forts de partage, de convivialité et de solidarité entre les consommateurs de viandes locales et les acteurs de nos filières locales.Cela a été un moment de partage, d’information, de conférences-débats, de démonstration et de festivités. Les produits de l’élevage guyanais ont été mis en valeur, tant sur le marché du salon que dans ses restaurants éphémères.

Le e-salon en quelques chiffres c’est :
2 246 entrées
243 repas servis
720 douzaines d’œufs commercialisés
Près de 300kg de viande fraîche et locale écoulée
Plus de 200 litres de miel vendus
Et plus de 108 000 vues sur le site guyane-terreselevage.gf

Nous vous attendons nombreux pour célébrer l’élevage guyanais à l’occasion de la seconde édition du e-salon et toute l’année lors des opérations INTERVIG.

Le Président,
Patrick LABRANCHE

Le label RUP Guyane : une démarche qualité guyanaise

Le label RUP Guyane : une démarche qualité guyanaise

Le label « RUP Guyane » : une démarche qualité guyanaise à destination des convives de la restauration collective

D’ici 2030, les restaurants des collectivités de Guyane devront s’approvisionner à 50% en produits sous sigle de qualité, dont 20% en bio. C’est ce que prévoit l’un des décrets relatifs à la mise en œuvre de la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire, dite « loi EGAlim ». Mais que nous indique cette mesure ? En favorisant un approvisionnement local, cette mesure place la restauration collective comme acteur essentiel dans la transition alimentaire des territoires et le développement agricole. Les interprofessions animales et végétales de Guyane, respectivement INTERVIG et IFIVEG , ont saisi cette opportunité en lançant le projet QUAL’YANA, avec pour objectif la création d’une démarche qualité locale permettant aux produits agricoles guyanais de s’inscrire dans les exigences de la loi EGAlim par la création d’un label spécifique aux Régions Ultra Périphériques : le label RUP GUYANE. La mise en œuvre de ces objectifs en Guyane constitue un levier pour augmenter notre part de souveraineté alimentaire, ambition reconnue prioritaire par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Mots-clés : Restauration collective – Démarche qualité – Label RUP – Souveraineté Alimentaire

La Loi EGAlim et la restauration collective de Guyane

La loi du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire prévoit un ensemble de mesures concernant la restauration collective publique et privée. Une des mesures phares prévoit qu’à partir du 1er janvier 2030, 50% de la valeur monétaire de l’approvisionnement des restaurations collectives provienne de produits de qualité et durables, dont au moins 20% de produits issus de l’Agriculture Biologique (sous réserve des dispositions légales en vigueur pour la Guyane).

Or, la mise en application de cette loi dans les régions périphériques françaises révèle des particularités vis-à-vis de la métropole, qui sont :

  • L’absence de sigle officiel de qualité en Guyane en dehors de l’Agriculture Biologique,
  • Une augmentation potentielle des importations de denrées alimentaires labelisées extérieures au territoire.

Ces spécificités entrent en contradiction avec les objectifs initiaux du texte, que sont le soutien aux circuits de proximité, la reconnexion du consommateur avec la production locale et plus globalement le développement économique et social des territoires.

Le projet QUAL’YANA

C’est ainsi que les interprofessions guyanaises, en partenariat avec les services de la DEAAF-DGTM, ont mis en place le projet QUAL’YANA qui vise à établir une démarche qualité répondant aux critères de cette loi par la création du label « RUP Guyane » qui permettrait de justifier du mode de production et de l’origine géographique d’un produit. La restauration collective pourra ainsi s’approvisionner en produits locaux en accord avec les directives de la loi EGAlim.
Le projet QUAL’YANA a pour objectif la mise en place d’une démarche qualité permettant l’obtention du label « RUP Guyane » pour les produits agricoles locaux (animaux et végétaux) destinés au marché de la restauration collective de Guyane. Le label RUP, label européen spécifique aux Régions Ultra Périphériques européennes (RUP) permet d’établir une démarche qualité adaptée au territoire. En effet, la qualité des produits est encadrée par un cahier des charges rédigé localement et prenant en compte les spécificités positives de la Guyane.

Le projet QUAL’YANA a commencé en juin 2020 par la mise en place d’une synergie entre les acteurs des filières concernées et les services de la DEAAF-DGTM pour procéder à l’écriture des cahiers des charges des produits animaux. Ils ont été élaborés pour le porc, le poulet de chair, les œufs, le bœuf et le buffle. Les pratiques d’élevage sont décrites de la naissance jusqu’à l’abattage et permettent de garantir une qualité régulière de la matière première produite. Cette matière première labellisée est ensuite découpée et transformée selon un second cahier des charges décrivant les pratiques agro-alimentaires avec une obligation d’approvisionnement en matière première label « RUP Guyane ». Les pratiques de découpe et de transformation de la viande en Guyane ont été inscrites dans des cahiers des charges permettant à ce jour de labelliser la viande de porc, de volailles, bovine, bubaline et les saucisses de porc.

La méthodologie du projet

La mise en œuvre de la démarche qualité s’appuie sur un travail de terrain et de concertation avec les acteurs. Il s’agit d’intégrer les dynamiques actuelles de l’ensemble des acteurs du territoire pour générer une co-construction du projet. L’ambition est de produire des cahiers des charges au plus près des pratiques existantes pour garantir leur appropriation collective et de faciliter l’utilisation et la gestion du label par les usagers. Les éleveurs et les opérateurs des structures d’abattage et agro-alimentaire de Guyane ont respectivement participé à l’écriture des cahiers des charges « production » et « découpe et transformation ». Les opérateurs de la restauration collective ont explicité leurs besoins et leurs modalités d’approvisionnement. Les services de la DGTM-DEAAF ont été consultés à de nombreuses reprises afin d’intégrer les services étatiques dans la démarche menée sur le territoire. Enfin, un comité de pilotage a permis de réunir autour de la même table tous ces acteurs afin de valider collectivement le contenu des cahiers des charges.

La suite du projet

Après validation officielle de neuf cahiers des charges le 09 février 2021 par le Conseil d’Orientation pour la Stratégie et le Développement Agricole (COSDA) regroupant les différentes familles professionnelles concernées et les pouvoirs publics, la dynamique est lancée à l’échelle du territoire. L’utilisation du label par les opérateurs locaux doit cependant passer par un travail d’animation et d’accompagnement des acteurs afin de pérenniser l’appropriation du label, tant au niveau de l’offre que de la demande. Ce travail doit passer par la sensibilisation aux intérêts des produits locaux et aux exigences de la loi EGAlim.

Pourquoi soutenir l’approvisionnement local en restauration collective ?

L’approvisionnement des restaurations collectives guyanaises en produits locaux permet de répondre à un enjeu de santé publique et d’éducation nutritionnelle en participant à l’éducation alimentaire des convives qui ont alors l’occasion d’acquérir de bonnes habitudes alimentaires. La restauration collective joue un rôle primordial dans le soutien et dans la structuration des filières locales en encourageant des projets collectifs qui mobilisent différents maillons d’une filière. En effet, à travers cette démarche de labellisation, ce sont les dynamiques territoriales collectives déjà existantes qui sont renforcées. Cela peut représenter une opportunité pour le territoire puisque les opérateurs sont encouragés à fournir un effort en termes de recherche et d’innovation pour accélérer la montée en gamme des productions locales. Ainsi, la restauration collective, en offrant un marché complémentaire aux productions locales, œuvre à la croissance de l’activité agricole et agroalimentaire du territoire. L’alliance de ces différents objectifs s’insère pleinement dans l’ambition annoncée de souveraineté alimentaire portée par le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, mis en avant lors de la crise sanitaire, en rapprochant les consommateurs des producteurs.